Près de 4000 personnes à Bordeaux pour protester contre l’antisémitisme

Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur dévoilés mardi, 541 actes contre les Juifs ont été signalés en 2018, soit une augmentation de 74 % par rapport à 2017. Un total cependant inférieur au pic de 2004, avec 974 faits recensés. Les actes antimusulmans seraient, eux, stables.

Paris, le 23 mars 2018. Mireille Knoll, 85 ans, rescapée de la Shoah, est poignardée dans son appartement parisien.

On aurait aimé ne pas consacrer «  Le mot de la semaine  » à l’antisémitisme. Pour cela, il aurait fallu qu’on ne profane pas les tombes d’un cimetière juif en Alsace, il aurait fallu qu’on n’écrive pas Juden sur un magasin Bagelstein, il aurait fallu que certains cortèges de Gilets jaunes ne profèrent pas d’insultes antisémites à l’encontre d’Alain Finkielkraut, il aurait fallu que les actes visant les Juifs en France n’aient pas augmenté de 74 % en 2018, que l’on n’ait pas scié les arbres plantés en hommage à Ilan Halimi ou que l’on ne reparle pas de Simone Veil, récemment panthéonisée, pour préciser que des croix gammées avaient été dessinées sur son visage. Ensauvagement de la langue et des esprits, a déclaré Mona Ozouf récemment pour qualifier ce déchaînement de violence. L’antisémitisme est-il un des syndromes parmi d’autres de ce déchaînement tous azimuts des comportements où l’on ne connaît plus aucun frein ni aucune inhibition ? Sans doute. Mais il existe aussi une spécificité française, qui vient de loin.

Le rassemblement de ce mardi  a permis aux Français de partager leur « indignation », leur « volonté d’être réunis pour faire face à ce qui a déjà empoisonné notre pays, à d’autres époques et qui revient régulièrement ». Un phénomène « que nous devons combattre avec la première énergie, et même la dernière ».

POURIM 5779

La fête de Pourim est célébrée chaque année le 14ème jour du mois hébraïque de Adar (fin de l’hiver/début du printemps). Elle commémore le salut miraculeux du peuple juif dans l’ancien Empire perse du complot ourdi par Haman pour « détruire, exterminer et anéantir tous les juifs jeunes et vieux, enfants et femmes, en un seul jour. »

Pourim signifie « sort » en persan ancien. La fête fut ainsi nommée parce que Haman avait tiré au sort pour déterminer le jour où il réaliserait son plan diabolique. Vous pouvez prononcer ce nom de plusieurs façons.

Les pratiques pour Pourim
On écoute la lecture publique de la Megillah (rouleau) d’Esther, deux fois : la veille au soir, et le matin.
On échange des paniers de nourriture entre connaissances, voisins ou amis.
On fait des dons aux plus pauvres.
On organise un festin de Pourim.
Les enfants ont pour habitude de se déguiser.

Nous vous réservons plusieurs surprises dans un lieu magique  La Grande Poste 7 Rue du Palais Gallien  à BORDEAUX le 21 mars à partir de 18h30

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L’INTERET DE FAIRE UN DON

Compte tenu de la mise en œuvre du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu à compter du 1erjanvier 2019, l’année 2018 est considérée comme une année de transition dans la collecte de l’impôt sur les revenus perçus en 2018. Il s’agit de l’« année blanche ».
En pratique, en mai 2019, tous les contribuables devront déposer une déclaration d’impôt sur les revenus perçus en 2018. Toutefois, l’impôt sur les revenus perçus en 2018 pourra être éliminé en intégralité ou partiellement selon la nature des revenus perçus par les contribuables.
La question est donc la suivante : est-ce toujours intéressant, d’un point de vue fiscal, de réaliser en 2018 des dons à des organismes éligibles et ce malgré cette élimination totale ou partielle de l’impôt sur le revenu ?
« Bien sûr ! » répond Maître Marianne Tordeux, avocate fiscaliste. « En réalité, 2018 est une année idéale pour réaliser des dons éligibles aux réductions d’impôt sur le revenu ». Quelques éléments d’explication s’imposent :
Le contribuable qui réalise un don en 2018 devra reporter le montant de son don dans sa déclaration de revenus 2018 déposée en 2019.
En septembre 2019, le contribuable pourra être dans deux situations :
• Si, compte tenu de l’année blanche, il n’est redevable d’aucun impôt sur le revenu, le montant de la réduction d’impôt liée à son don (c’est à dire 66% du montant de son don) lui sera directement remboursé par le Trésor Public, par virement bancaire ;
• Si, malgré l’année blanche, le contribuable reste redevable d’un impôt sur le revenu (par exemple, s’il a perçu des revenus dits « exceptionnels » en 2018), le montant de la réduction d’impôt viendra réduire le montant de son impôt. Le reliquat de réduction d’impôt lui serait éventuellement remboursé si le montant de la réduction d’impôt excédait le montant de son impôt.

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YOM HATORAH, BORDEAUX 25 NOVEMBRE 2018

Plus de 300 personnes, adultes et enfants, venus de plusieurs communautés d’Aquitaine, Arcachon, La Rochelle, Pau, Bayonne, Biarritz, ont participé à la journée de Yom Hatorah, à Bordeaux, le dimanche 25 novembre 2018.
A l’initiative de Bernard Morali, Directeur, et Erick Aouizerate, Président de l’ACIG, un programme de conférences sur des thèmes variés a été organisé dans un cadre magnifique, le CAPC de Bordeaux, dont une grande partie avait été privatisée pour la journée. Un déjeuner très convivial et typiquement israélien a rassemblé tous les participants dans la grande salle à manger.
Un programme susceptible de correspondre à tous les niveaux de connaissance et tous les centres d’intérêt s’est déroulé avec comme thèmes : les fondamentaux du monde juif, le matin, et ouvertures sur la Torah, l’après-midi.
D’abord, l’hébreu, présenté par Dan Yankowitz, fondateur de l’Institut Millangues, oulpan pour adultes en LIVE. En parallèle, Hélène Jawhara-Piner a présenté une partie de sa thèse sur la cuisine juive, élément rassembleur de la culture des juifs en péninsule ibérique.
Jonathan Touboul, directeur général d’Israël Bonds, a expliqué le rôle que jouait l’investissement étranger dans l’économie israélienne. Et Yankelé Rosenkrantz, spécialiste de la culture yiddish a fait le tour du patrimoine ashkénaze.
L’après-midi, la cacherout et le bien-être animal ont été traités par le Grand Rabbin de Metz et de la Moselle, Bruno Fiszon, tandis que Le Rav Eliezer Wolff, Dayan d’Amsterdam, a relevé les enjeux de la cacherout industrielle aujourd’hui. Conférences qui ont donné lieu à nombre de questions de la part du public très concerné par ces problématiques.
Le directeur du Centre LEV, le Rav Elie Lemmel et le Rav Avraham Drai, se sont présentés comme des coachs familiaux, donnant à travers les textes torahïques, des directions pour créer un couple ou développer ses compétences personnelles ou booster l’estime de soi.
Enfin, Fino Edery, responsable national du KKL, nous a fait découvrir l’extrême complexité du système de l’eau en Israël, source de guerre (déjà dans la Torah), ou source de paix lorsqu’il est bien traité). Exposé brillant et précis sur l’usage des nappes phréatiques et des moyens modernes de rendre l’eau potable, en partage avec les autres pays. Alexandra Siarri, adjointe à la mairie de Bordeaux, revenant d’un voyage en Israël, a témoigné son admiration pour ce pays si en avance en ce qui concerne le traitement des eaux usées et la gestion de l’eau en général. Un exemple à suivre pour la ville de Bordeaux, a-t-elle dit.
Une journée riche en savoirs, en rencontres avec les diverses associations juives qui avaient leurs stands explicatifs, en retrouvailles, en projets intercommunautaires, en discussions animées dans les couloirs du CAPC.
Pendant que les parents étaient occupés, les enfants du Talmud Torah de Bordeaux et ceux des communautés d’Aquitaine se sont retrouvés à l’hôtel Mercure pour une longue journée d’activités, à l’initiative de Nathalie Chamak, directrice des crèches.
Conte, théâtre, chants, bricolages, concours du talmud torah, repas, tout a été organisé pour faire de cette journée un moment d’apprentissage ludique. Journée où jeunes et adultes se sont retrouvés pour une célébration finale, avec les chants de notre patrimoine, grâce à la chorale de Bordeaux.